mardi 12 mars 2013
Lui, c'est Blop!
Il neige dans les galeries Saint Hubert!
Pour venir nous voir aujourd'hui il faudra affronter la neige mais ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir les chaises du Mokafé (et celles de notre petit jardin) sous la poudreuse! Chez Tropismes il fait bien chaud et nous avons plein d'idées de lectures pour les soirées de cette semaine qui s'annonce froide...
dimanche 3 mars 2013
Julie Morstad, le prisme de l'imaginaire.
Julie Morstad est une illustratrice canadienne qui vit à Vancouver. Elle a déjà illustré plusieurs livres jeunesse notamment chez l'éditeur montréalais Simply read books, dont je n'ai jamais réussi à obtenir les livres...(je ne désespère pas de trouver le circuit...).
J'ai commandé pour la librairie son livre d'illustrations "The Wayside" paru chez Drawn and Quaterly, toute une série de dessins libres qui permettent de découvrir son univers graphique si particulier. Son trait est extrêmement fin et élégant. Elle n'hésite pas à varier les techniques et dessine aussi bien en noir et blanc qu'en couleurs. Ses dessins ont un petit côté surréaliste, on se sent comme plongé dans un rêve, son rêve peut-être, peuplé d'enfants à têtes d'animaux ou d'adultes affublés d'ailes de papillon...
Une artiste de plus à découvrir! Son site est très complet et permet de voir la diversité de son travail :
http://juliemorstad.com/
J'ai commandé pour la librairie son livre d'illustrations "The Wayside" paru chez Drawn and Quaterly, toute une série de dessins libres qui permettent de découvrir son univers graphique si particulier. Son trait est extrêmement fin et élégant. Elle n'hésite pas à varier les techniques et dessine aussi bien en noir et blanc qu'en couleurs. Ses dessins ont un petit côté surréaliste, on se sent comme plongé dans un rêve, son rêve peut-être, peuplé d'enfants à têtes d'animaux ou d'adultes affublés d'ailes de papillon...
Une artiste de plus à découvrir! Son site est très complet et permet de voir la diversité de son travail :
http://juliemorstad.com/
vendredi 1 mars 2013
William Steig, un auteur aux mutliples talents!!
William Steig est l’auteur d’une quarantaine de
livres pour enfants. Certains de ses livres ont connu un énorme succès
aux Etats-Unis, où il a été honoré de nombreuses récompenses. Il est
considéré là-bas comme un grand artiste,sa notoriété dépassant le seul
monde du livre jeunesse. Il est malheureusement trop peu connu de ce
côté de l’atlantique, la plupart de ses albums n’étant même plus
édités... Coup de projecteur sur cet auteur à la carrière bien remplie.
William Steig est né en 1907 à Brooklyn, dans une
famille d’immigrants juifs d’Europe de l’Est.
Après des études artistiques, il devient illustrateur pour le New
Yorker, il a alors 23 ans. Chaque dessin lui rapporte 40 dollars, un
revenu bienvenu pour le reste de sa famille, qui comme tous les
américains subissent la grande dépression. Il est le seul soutien
financier de la famille alors qu’il vient de quitter la maison. Il dit à
propos de cette période "J’avais quitté le nid avec ma famille sur le
dos". Rapidement il arrive à imposer son style. Contrairement aux autres
illustrateurs du magazine qui ont plutôt tendance à décrire l’upper
class des alentours de Central Park, Steig aime dessiner les enfants du
Bronx où il a grandi. Ses dessins lui permettent de renouer avec sa
propre enfance, et avec un mode de vie, qui peu à peu disparaît. Il
apporte un vent de fraîcheur au New Yorker où il ne cessera jamais de
travailler, 70 ans de dessins parmi lesquels 120 couvertures !
Pendant la deuxième guerre mondiale, il publie un recueil de dessins
"Dreams of glory", qui montre un jeune garçon en héros,qu’il sauve le
monde, qu’il s’oppose aux bandits, où même qu’il arrête Hitler avec une
panoplie de cow boy. En cette période sombre de l’histoire, Steig montre
le monde sauvé par les enfants, car les adultes en ont perdu le
contrôle.
Entre 1942 et 1950, Steig publie plusieurs recueils de dessins d’un
genre très différent, parmi eux "The lonely ones". Ses dessins
rebaptisés plus tard, dessins symboliques se veulent une exploration de
l’âme humaine. La plupart de ses dessins représentent des gens seuls,
enfermés dans leurs obsessions ou dans les caractéristiques que la
société ont bien voulu leur donner. Graphiquement influencés par
Picasso ou Dubuffet, on peut aussi y voir des références aux arts
premiers, avec des visages qui ressemblent à des masques indigènes.
Cette période montre un Steig plus sombre, en questionnement sur le
genre humain…
Sa rencontre avec le psychiatre Wilhem Reich, disciple de Freud, en 1946
n’est pas étrangère à tous ses questionnements. Reich prétendait que
l’énergie vitale et primitive à tout être vivant était contrecarrée par
la société de consommation, énergie qu’il baptisa orgone. Une façon de
se reconnecter avec l’orgone était de s’enfermer dans une boîte, mélange
de plusieurs matériaux naturels. Steig possédait ce genre de boîte et
il explique qu’il s’y enfermait régulièrement avec un livre ("sinon
c’est trop ennuyeux). Farouche partisan du psychiatre autrichien, Steig
ira jusqu’à illustrer un de ses essais "Ecoute petit homme". Reich
finira mal puisqu’il mourra en prison après avoir été accusé de fraude
et de non-assistance à personne en danger, puisqu’il prétendait guérir
de graves maladies grâce à la boîte d’orgone.

Ce n’est qu’en 1968, alors qu’il a déjà 60 ans que Steig publie son premier livre pour enfants, "CDB", un livre qui n’est encore qu’une succession de dessins libres accompagnés d’énigmes ( pas faciles à résoudre).
Il rechignait à faire des livres pour enfants car il détestait répéter
plusieurs fois la même figure, le même dessin ce qui est évidemment
nécessaire à la narration d’un album illustré. Steig était un adepte du
dessin libre, il ne faisait jamais de croquis préparatoires, jamais de
crayonnés. Il utilisait directement l’encre et se laissait guider par sa
main. Ses proches racontent qu’il dessinait sans cesse, c’était quelque
chose de tout à fait compulsif chez lui. Il commençait toujours par
dessiner le visage de ses personnages, se concentrait sur les
expressions et puis le reste prenait forme, sans effort, apparemment.
Cette facilité de dessin lui a permis de faire sans cesse évoluer son
style. Dans les albums jeunesse, son trait semble plus relâché, mais
toujours aussi élégant. C’est aussi à ce moment-là que la couleur
apparaît dans son travail. Il utilise le plus souvent l’aquarelle, dont
il devient un maître incontesté (Quentin Blake, illustrateur anglais et
grand aquarelliste est sans aucun doute un héritier de Steig).
Mais, même s’il détestait répéter plusieurs fois le même dessin l’envie de raconter des histoires fut plus forte, et une nouvelle carrière débuta pour lui.
Son livre jeunesse le plus célèbre est sans doute "Shrek" qui a inspiré le film du même nom. Shrek qui veut d’ailleurs dire peur en yiddish. Steig disait à propos de ce livre "L’amour n’est pas réservé aux jeunes gens beaux".
Un de mes livres préférés de Steig ( c’est difficile de choisir !), c’est "Sylvestre et le caillou magique", à la fois parce que l’histoire me touche personnellement, et aussi parce qu’elle synthétise plusieurs autres histoires de Steig qui sont des variations sur le même thème. Sylvestre est un petit âne qui comme plein d’enfants a une collection, la sienne se compose de cailloux ramassés au fil de ses promenades…Un jour il en trouve un beau rouge, tout rond et se rend compte un peu par hasard que ce caillou exauce ses voeux ! Sur le chemin du retour, il fait une mauvaise rencontre, un lion affamé veut le croquer, il demande alors au caillou magique d le transformer en rocher… pas une si bonne idée finalement, il échappe au lion, mais se retrouve coincé en rocher… le caillou à ses pieds, mais il lui est impossible de bouger, il est un rocher, le temps passe, ses parents le cherchent partout, et finissent par se résigner. Alors que le printemps revient, les parents de Sylvestre vont faire un pique nique à la campagne, et ils trouvent le rocher parfait pour s’installer. Le père découvre dans l’herbe un petit caillou rouge et s’exclame " si seulement Sylvestre avait été là", et il le pose sur le rocher, Sylvestre peut alors se transformer et la famille se retrouve. Ce thème de la transformation est présent dans plusieurs histoires, Il y a Salomon le lapin qui peut se transformer en clou rouillé,quand il se gratte le nez et agite les doigts de pied en même temps, il y a aussi Gorki la grenouille qui découvre qu’elle peut voler…Tous ses personnages qui avant d’être des animaux, sont des enfants font l’expérience de la solitude, de la séparation d’avec leurs parents, de la peur, Sylvestre pense qu’il va mourir coincé en rocher… Mais ces aventures même si elles sont difficiles révèlent d’une certaine façon les enfants à eux-même, (avec l’aide de leurs parents, comme dans l’histoire de Sylvestre. )Steig croyait en la bienveillance et la compréhension des parents, aucune de ses histoires n’a de morale punitive, les enfants et leurs parents partagent toujours une vraie complicité.
La plupart de ses personnages sont des animaux, personnifiés et affublés d’expressions et d’attributs humains. Ils sont habillés, habitent dans des maisons,certains exercent des professions sont musiciens… On rencontre notamment un couple de souris dentistes, les Des Soto, qui hésitent à soigner un renard qui a une rage de dents, et on les comprends…Steig utilisait les animaux d’une part pour paraphraser les comportements humains et donc appuyer le côté symbolique de l’histoire et d’autre part parce qu’il pensait que de cette façon il pourrait mieux communiquer avec de jeunes lecteurs. En plus de l’humour, la fantaisie et la magie de ses histoires, Steig avait l’ambition de dire quelque chose d’important aux enfants. Ses albums jeunesse lui ont donné l’occasion de parler de certains sujets, comme la solitude, l’injustice, l’amitié, la mort et la peur…
Quelques mois avant sa mort, en octobre 2003, Steig a publié un dernier livre, où il revient une dernière fois sur sa propre enfance, ses jeux dans le bronx, son père et sa mère qui se disputaient en polonais ou en yiddish.. Il avait 94 ans et ses souvenirs d’enfance semblaient toujours aussi vivaces… Son trait est encore plus rapide qu’autrefois, on a l’impression qu’il dessine comme l’enfant qu’il était alors, "Quand tout le monde portait un chapeau".
Un auteur à découvrir absolument !!
Disponibles en français :
"Sylvestre et le caillou magique" Albin Michel "Salomon et le clou rouillé", Kaléïdoscope "L’os prodigieux", Kaléïdoscope "Shrek", Albin Michel "La surprenante histoire du Docteur de Soto", Gallimard "L’ïle d’Abel", Ecole des Loisirs "Dominic", Ecole des Loisirs "A propos des gens", recueil de dessins, Cahiers dessinés
Ouvrage de reference : The Art of William Steig, Collectif, Nahson, catalogue de l’exposition "From the New Yorker to Shrek : The art of William Steig" organisée par le musée Juif de New York en 2007.
Ses autres livres en anglais sont pour la plupart disponibles et on les trouve dans toutes les bonnes libraires anglophones. Si vous aimez chiner et que vous passez bientôt par les Etats-Unis, vous dégoterez sans trop de mal des premières éditions de ses recueils de dessins, comme "The lonely Ones", "About people" ou "Dreams of glory". Et si vous êtes fainéants, Amazon y pourvoira sûrement…
Ce n’est qu’en 1968, alors qu’il a déjà 60 ans que Steig publie son premier livre pour enfants, "CDB", un livre qui n’est encore qu’une succession de dessins libres accompagnés d’énigmes ( pas faciles à résoudre).
Mais, même s’il détestait répéter plusieurs fois le même dessin l’envie de raconter des histoires fut plus forte, et une nouvelle carrière débuta pour lui.
Son livre jeunesse le plus célèbre est sans doute "Shrek" qui a inspiré le film du même nom. Shrek qui veut d’ailleurs dire peur en yiddish. Steig disait à propos de ce livre "L’amour n’est pas réservé aux jeunes gens beaux".
Un de mes livres préférés de Steig ( c’est difficile de choisir !), c’est "Sylvestre et le caillou magique", à la fois parce que l’histoire me touche personnellement, et aussi parce qu’elle synthétise plusieurs autres histoires de Steig qui sont des variations sur le même thème. Sylvestre est un petit âne qui comme plein d’enfants a une collection, la sienne se compose de cailloux ramassés au fil de ses promenades…Un jour il en trouve un beau rouge, tout rond et se rend compte un peu par hasard que ce caillou exauce ses voeux ! Sur le chemin du retour, il fait une mauvaise rencontre, un lion affamé veut le croquer, il demande alors au caillou magique d le transformer en rocher… pas une si bonne idée finalement, il échappe au lion, mais se retrouve coincé en rocher… le caillou à ses pieds, mais il lui est impossible de bouger, il est un rocher, le temps passe, ses parents le cherchent partout, et finissent par se résigner. Alors que le printemps revient, les parents de Sylvestre vont faire un pique nique à la campagne, et ils trouvent le rocher parfait pour s’installer. Le père découvre dans l’herbe un petit caillou rouge et s’exclame " si seulement Sylvestre avait été là", et il le pose sur le rocher, Sylvestre peut alors se transformer et la famille se retrouve. Ce thème de la transformation est présent dans plusieurs histoires, Il y a Salomon le lapin qui peut se transformer en clou rouillé,quand il se gratte le nez et agite les doigts de pied en même temps, il y a aussi Gorki la grenouille qui découvre qu’elle peut voler…Tous ses personnages qui avant d’être des animaux, sont des enfants font l’expérience de la solitude, de la séparation d’avec leurs parents, de la peur, Sylvestre pense qu’il va mourir coincé en rocher… Mais ces aventures même si elles sont difficiles révèlent d’une certaine façon les enfants à eux-même, (avec l’aide de leurs parents, comme dans l’histoire de Sylvestre. )Steig croyait en la bienveillance et la compréhension des parents, aucune de ses histoires n’a de morale punitive, les enfants et leurs parents partagent toujours une vraie complicité.
La plupart de ses personnages sont des animaux, personnifiés et affublés d’expressions et d’attributs humains. Ils sont habillés, habitent dans des maisons,certains exercent des professions sont musiciens… On rencontre notamment un couple de souris dentistes, les Des Soto, qui hésitent à soigner un renard qui a une rage de dents, et on les comprends…Steig utilisait les animaux d’une part pour paraphraser les comportements humains et donc appuyer le côté symbolique de l’histoire et d’autre part parce qu’il pensait que de cette façon il pourrait mieux communiquer avec de jeunes lecteurs. En plus de l’humour, la fantaisie et la magie de ses histoires, Steig avait l’ambition de dire quelque chose d’important aux enfants. Ses albums jeunesse lui ont donné l’occasion de parler de certains sujets, comme la solitude, l’injustice, l’amitié, la mort et la peur…
Quelques mois avant sa mort, en octobre 2003, Steig a publié un dernier livre, où il revient une dernière fois sur sa propre enfance, ses jeux dans le bronx, son père et sa mère qui se disputaient en polonais ou en yiddish.. Il avait 94 ans et ses souvenirs d’enfance semblaient toujours aussi vivaces… Son trait est encore plus rapide qu’autrefois, on a l’impression qu’il dessine comme l’enfant qu’il était alors, "Quand tout le monde portait un chapeau".
Un auteur à découvrir absolument !!
Disponibles en français :
"Sylvestre et le caillou magique" Albin Michel "Salomon et le clou rouillé", Kaléïdoscope "L’os prodigieux", Kaléïdoscope "Shrek", Albin Michel "La surprenante histoire du Docteur de Soto", Gallimard "L’ïle d’Abel", Ecole des Loisirs "Dominic", Ecole des Loisirs "A propos des gens", recueil de dessins, Cahiers dessinés
Ouvrage de reference : The Art of William Steig, Collectif, Nahson, catalogue de l’exposition "From the New Yorker to Shrek : The art of William Steig" organisée par le musée Juif de New York en 2007.
Ses autres livres en anglais sont pour la plupart disponibles et on les trouve dans toutes les bonnes libraires anglophones. Si vous aimez chiner et que vous passez bientôt par les Etats-Unis, vous dégoterez sans trop de mal des premières éditions de ses recueils de dessins, comme "The lonely Ones", "About people" ou "Dreams of glory". Et si vous êtes fainéants, Amazon y pourvoira sûrement…
dimanche 24 février 2013
Bologne sous les neiges du Nord
Petits mots des libraires scotchés sur trois titres réjouissants venus du pays invité d'honneur du salon de Bologne: la Suède! "Ma vie heureuse" (Rose Lagercrantz et Eva Eriksson à l'école des loisirs) est une première lecture qui touche au plus juste les plaisirs et les chagrins de l'enfance : Dunne va pour la première fois à l'école et y fait la connaissance d'Ella Frida avec laquelle elle noue une amitié profonde. Mais un jour, Dunne apprend qu'Ella Frida doit déménager. Un coup d'oeil au dessin expressif d'Eva Eriksson suffit à montrer dans quel abîme de tristesse les deux enfants plongent alors... Autre variation sur le bonheur et les tracas de la vie pour des tout tout petits avec "Quelle chance" (Lena et Olof Landström à l'école des loisirs), des dessins très simples, très expressifs, un texte minimaliste qui en dit long! Et pour finir, un nouveau Pettson et Picpus (Sven Nordqvist chez Autrement) sur le thème du désir d'autonomie, les plaisirs et déplaisirs de la cohabitation : Pettson, philosophe de la vie?
dimanche 17 février 2013
Je t'aime tellement que
Découvrir un nouveau livre d'Anne Herbauts, c'est toujours une expérience, entre émotion et raison. En tant que libraire, j'essaie de lire avec un certain détachement parfois, on est quelques fois blasés tant on lit des albums souvent insignifiants. Mais avec les livres d'Anne Herbauts, c'est différent, après quelques lignes, on est rattrapé par son univers, on est littéralement happés par la force de ses images. Ses mots touchent quelque chose en moi que je ne peux pas vraiment identifier, mais en tout cas, ça réchauffe... Son nouveau livre est un livre d'amour, une incroyable déclaration. Son texte, comme souvent dépasse de très loin le livre jeunesse, son écriture semble être arrivée à une certaine maturité. Après une vingtaine d'albums, elle arrive encore à se renouveler graphiquement tout en conservant sa patte, parce qu'un livre d'Anne Herbauts, on le reconnaît au premier coup d’œil.
Un bijou donc que je vous recommande absolument, le livre idéal à offrir à l'être aimé...
"Je t'aime tellement que j'ai les chaussures qui vont toutes seules", Anne Herbauts, Casterman, 18,50 euros.
Un bijou donc que je vous recommande absolument, le livre idéal à offrir à l'être aimé...
"Je t'aime tellement que j'ai les chaussures qui vont toutes seules", Anne Herbauts, Casterman, 18,50 euros.
mercredi 13 février 2013
Carson Ellis, une illustratrice dans le vent
J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer le travail de l'illustratrice Carson Ellis, qui a brillamment mis en images le roman d'aventures de son compagnon Colin Meloy, "Les chroniques de Wildwood". J'ai été immédiatement séduite par la finesse et l'élégance de son trait, sa mise en couleurs délicate, son univers délicieusement décalé et légèrement désuet... J'ai creusé un peu et j'ai découvert ses autres livres pour enfants. Elle a illustré plusieurs albums en anglais. Le controversé "Dillweed's revenge" écrit par Florence Parry Heide met en scène un petit garçon malheureux en mal d'aventures et qui est surtout maltraité par les adultes qui l'entourent... Le titre annonce la couleur, et Dilweed aura finalement ce qu'il veut! Les illustrations y sont fines, mises en couleur à l'aquarelle. Les décors sont ceux d'un antique manoir anglais.
"Stagecoach Sal" nous plonge dans l'époque des pionniers américains. La petite Sal adore conduira la diligence de son père. Elle adore fendre la brise au rythme des galops et occuper les passagers en chantant. Inspiré de l'histoire vraie de Delia Haskett Rawson, la première femme à conduire la diligence de la poste américaine, "Stagecoach Sal" nous conte l'histoire d'une jeune fille indépendante qui par son flair arrêtera un étrange brigand.
Dans "The beautiful stories of life", Carson Ellis illustre six mythes grecs. Sa technique est ici bien différente et montre bien l'étendue de son talent. Ses illustrations plus classiques, tout en nuances de gris, rendent à merveille l'esprit de la mythologie grecque.
Carson Ellis a aussi illustré de nombreuses pochettes de disques, elle est l'illustratrice attitrée du groupe "The decemberists" emmené par Colin Meloy, son compagnon. Ils vivent dans l'Oregon.
Pour en savoir plus : http://www.carsonellis.com/ son site très complet renvoie aussi à son blog, où l'on peut suivre l'avancement de ses différents projets!
"Dillweed's revenge", Florence Parry Heide, Carson Ellis, Harcourt, 2010.
"Stagecoach Sal", Deborah Hopkinson, Carson Ellis, Hyperion, 2009.
"The beautiful stories of life", Cynthia Rylant, Harcour, 2009.
En vente chez Tropismes Jeunesse
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